Prévention des maltraitances : Débat avec les résidents ce matin en réunion
- valeriehochstrasse1
- 8 avr. 2024
- 2 min de lecture
Pour ceux qui suivent l'actualité, il ne vous aura sans doute pas échappé que certains médias tirent la sonnette d'alarme sur les maltraitances dans les établissements médico-sociaux.
Bien sûr, on notera que certains reportages sont construits "à charges" et manquent quelque peu d'analyse objective. Bien entendu, on peut ne pas se sentir concerné. Comme disait Sartre, "L'enfer, c'est les autres".
Au FAM AFASER de Villeneuve-Saint-Georges, nous avons toujours défendu les principes de bientraitance et lutté contre toutes les formes de maltraitance.
Cependant, la Prévention contre les maltraitances commence, selon moi, par avoir conscience que personne n'est à l'abri, qu'une situation de maltraitance peut se présenter et même venir de là où on ne l'attendait vraiment pas. Il n'y a rien de plus dangereux que de faire l'autruche.
La Prévention ne se résume pas à la rédaction d'une belle charte qu'on lit plus ou moins bien. Elle se travaille et se cultive au quotidien : ouverture de l'établissement sur l'extérieur, formation régulière des professionnels, procédure de gestion des évènements indésirables, traitement des plaintes, transparence, etc. Mais aussi (et surtout) espaces d'expression pour les personnes accompagnées, informations adaptées sur leurs droits, espaces de débat...
Un résident qui sait ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas et qui n'a pas peur de dire quand quelque chose "cloche", est un résident qui nous aide à mieux le protéger.
Ce matin, j'ai animé les réunions de résidents en m'appuyant sur deux points du Règlement de fonctionnement ("La bientraitance" page 11 et "Signalement" page 32) pour réinterroger avec chacun ce qui pouvait être identifié comme situation problématique et ce qui devait être impérativement signalé. Nous avons également rappelé que chacun devait se sentir autorisé à parler en toute confiance et que la porte de la Directrice était toujours ouverte (et en plus je n'ai jamais mangé personne 😉). Quelle que soit la pathologie de la personne, sa parole ne doit jamais être mise de côté. Voici un petit document de synthèse des échanges de ce matin.



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